Dusan Aleksic jouera désormais en Espagne

19 août 2015

WATER-POLO. Son aventure en Hongrie n'aura finalement duré qu'une seule saison. Le Gatinois Dusan Aleksic poursuivra sa carrière dans la ville des taureaux.

 

Dusan Aleksic

 

Le gardien poloïste de l'équipe canadienne s’est entendu avec le club espagnol de Navarro. La communauté est surtout reconnue pour la ville de Pamplelune et sa fête Sanfermin en juillet, là où les taureaux sont lâchés dans les rues de la ville.

«Si un jour, j'ai la chance, j'aimerais ça y être. Mais je regarderais ça d'un balcon. Je ne serais pas dans la rue à marcher à côté des taureaux!», lance Aleksic en riant.

Les chances sont toutefois minces pour lui d'y assister, car durant l'été, il s'entraîne avec la formation de l'unifolié.

Mais ce n'est pas les taureaux qui ont convaincu l'athlète de 24 ans de quitter Debrecen, troupe qui lui a donné sa première chance chez les professionnels. Il affirme avoir eu de bons moments avec l'équipe hongroise, mais les conflits d'horaires n'ont pas aidé.

L'année 2015 en était une chargée pour le Canada en water-polo. Quand il a signé son premier contrat professionnel, Debrecen avait consenti à laisser son gardien numéro un porter les couleurs de son pays durant la saison régulière. Bien que les objectifs aient été atteints, la situation n'a pas plu à l'entraîneur-chef, qui a préféré se tourner vers un gardien qui serait beaucoup plus présent.

Du côté d'Aleksic, d'autres clubs lorgnaient ses services, notamment un autre de la ligue hongroise. L'ancien portier du Club de water-polo de Gatineau a plutôt opté pour Navarro, qui avait démontré un fort intérêt pour ses services.

Surtout que le pilote de Navarro dans la première division est Manel Silvestre, l'ex-gardien de but de la délégation espagnole dans les années 1990. C'est d'ailleurs lui qui a approché l'agent d'Aleksic à la fin de la dernière campagne.

«Je rejoins une excellente ligue. Navarro veut faire les séries, donc finir parmi les huit premiers. Le club veut se rendre loin, car les dirigeants ont aussi signé des joueurs américains et brésiliens.»

Encore sur le banc

Après avoir vu leur billet pour les Jeux olympiques leur glisser entre les doigts aux Jeux panaméricains, les Canadiens n'ont pas su rebondir aux Championnats du monde, en Russie, se classant 9es. Ils ont connu une élimination hâtive face à l'Italie dans la ronde des 16.

«L'Italie ne devait pas être là. Tout le monde les voyait gagner leur groupe. Ils ont terminé 3es et on a dû les affronter. On visait les quarts, mais je ne crois pas qu'il faut être déçu de notre performance. On a réussi à battre deux fois le Brésil qui nous avait battus aux Panaméricains. C'était une revanche pour nous. Ça démontre qu'on est meilleurs qu'eux», indique Dusan Aleksic, qui a passé plus de temps sur le banc que dans l'eau.

Encore une fois, l'entraîneur de l'équipe canadienne a choisi le gardien vétéran Robin Randall. Le Gatinois a commencé la première rencontre face à la puissante Croatie. Durant la partie, Randall a pris sa place et n'a jamais été délogé par la suite.

«L'autre gardien a bien joué. Je m'attendais à jouer plus, mais la décision revenait à l'entraîneur. Je ne suis pas en accord, mais c'est sa décision et on est une équipe.»

L'entraîneur a dit à ses gardiens qu'il ignorait lui-même qui était le numéro un de la formation canadienne. Qu'il faisait son choix selon le feeling du moment. «Si je veux être le gardien partant, je dois performer mieux que Robin et c'est de cette façon que je vais jouer plus de matchs.»

 

Source : Antony Da Silva-Casimiro

http://www.info07.com/Sports/2015-08-19/article-4249694/Dusan-Aleksic-jouera-desormais-en-Espagne/1